"Vous me faites pitié"
Ce message que je n’ai jamais oublié
Ce soir, pendant 2 heures, je serai sur RTL.
Aux côtés de Karine Le Marchand.
Pour parler d’amour.
Et coacher en direct.
Des centaines de milliers de personnes à l’écoute.
Et je vais te le dire simplement :
j’en suis fier.
Car pendant que j’écris ces lignes,
je repense à un autre moment.
Moi, seul.
En larmes dans mes toilettes.
Après la fermeture d’Abricot.
Il y a 10 ans, presque jour pour jour, je me lançais dans le dating.
Sortie d’ESCP.
Option rationnelle : un CDI confortable, tracé, sécurisé.
Option choisie : créer une application de rencontre.
Autour de moi, on m’encourageait… avec une pointe d’inquiétude :
“Après l’ESCP, tu vas vraiment te lancer là-dedans ?”
La vérité ?
Je ne savais pas exactement pourquoi.
Je savais juste une chose :
l’amour est au centre de nos vies —
et il devenait de plus en plus confus, instable, anxiogène.
Je sentais qu’il y avait un problème moderne.
Et j’avais envie de m’y confronter.
Alors j’y suis allé.
Naïf.
Ambitieux.
Un peu inconscient aussi.
Et les galères ont commencé.
Les problèmes d’associés.
La difficulté à trouver un modèle viable dans un marché émotionnellement explosif.
Les attentes immenses des clients — parce qu’on ne badine pas avec l’amour.
Le management.
Le Covid.
La pression financière.
Le stress permanent de savoir si je pourrais payer les équipes à la fin du mois.
Pendant six longues années, je me suis battu pour cette boîte.
Pour cette mission.
Pour cette vision.
J’y ai cru.
J’ai tenu.
J’ai encaissé.
Puis il a fallu être lucide.
À un moment, j’ai dû prendre une décision claire :
fermer Abricot.
Je me souviens des appels aux clients pour leur annoncer la nouvelle.
Entendre leur déception.
Sentir tout ce qu’ils avaient projeté sur nous.
Comprendre que pour certains, ce n’était pas juste une entreprise qui fermait — c’était un espoir qui s’arrêtait.
Et fermer sa boîte quand on en est le fondateur, c’est très violent.
Les salariés ont droit au chômage.
Pas toi.
Je me souviens de l’appel à mes parents.
Je me souviens m’effondrer en larmes dans les toilettes.
Je me souviens d’Agathe, à côté.
Oui. Agathe.
Parce que c’est là que l’ironie du destin commence.
Abricot a échoué économiquement.
Mais c’est grâce à Abricot que j’ai rencontré Agathe.
Je voulais créer une entreprise pour aider les gens à trouver l’amour.
La vie m’a répondu :
“Commence par le trouver toi-même.”
Je n’ai pas gagné d’argent. J’en ai même perdu.
Mais j’ai rencontré la femme que je vais épouser.
Je pensais construire un business.
Je construisais ma vie.
Après la fermeture, j’ai failli arrêter.
Chercher un CDI.
Choisir la sécurité.
Me ranger.
”Arrêter les conneries”.
Mais là, plus personne n’était circonspect.
Mes proches me disaient :
“Antoine, continue. T’es fait pour ça.”
48 heures de doutes.
Et j’ai décidé de continuer.
Je suis reparti de zéro.
Mais autrement.
Plus d’app.
Plus d’équipe.
Plus de structure.
Juste moi.
Du coaching.
Et des célibataires à accompagner.
Les premiers mois ont été rudes.
Repartir seul après avoir été dix.
Reconstruire ma légitimité.
Accepter l’échec.
Et en parallèle, encaisser.
Je me souviens d’un message d’une violence rare.
Il venait d’un homme que je ne connaissais pas.
Il commençait par ces mots :
“Vous me faites pitié.”
Je vous le mets ici.
Je me souviens exactement de ce que j’ai ressenti en le lisant.
C’était violent.
Gratuit.
Humiliant.
Déstabilisant.
Quand on travaille sur l’amour,
qu’on s’expose publiquement,
le doute est permanent.
Et là, forcément, je me suis demandé :
“Et s’il avait raison ?”
Puis j’ai décidé d’en faire un moteur.
Je n’ai pas supprimé ce message.
J’en ai fait mon fond d’écran.
Je l’ai relu tous les matins.
Parce qu’il m’a donné la rage.
La rage de toujours mieux faire.
Alors oui : Merci Yves.
(Je sais que tu me lis. Tu fais partie de mes lecteurs les plus fidèles.)
Ton message m’a donné une exigence supplémentaire :
Lire.
Me former.
Approfondir la psychologie contemporaine.
M’entourer de thérapeutes et d’experts.
Remettre en question mes intuitions.
Et doucement, quelque chose s’est aligné.
Depuis un an et demi, tout est plus solide.
J’ai trouvé un modèle plus sain.
Plus responsabilisant.
Plus profond.
Un modèle qui ne vend pas du rêve,
mais du cadre.
De la lucidité.
De la responsabilité émotionnelle.
Toutes ces années d’essais, d’erreurs, de doutes
ont trouvé leur cohérence.
Aujourd’hui, j’aide des milliers de personnes.
Des dizaines de milliers même, si je compte celles et ceux qui me lisent chaque semaine, qui assistent aux masterclass, qui regardent les Love Line, qui rejoignent le Love Club, qui travaillent avec mon équipe.
Je vois des couples se former.
Je vois des femmes sortir de schémas de dépendance.
Je vois des hommes apprendre à aimer autrement que par l’évitement.
Je vois des personnes de 25, 45, 60, 70 ans reprendre espoir.
Je vois des déclics profonds.
Et ça, c’est immense.
Mais je ne me raconte pas d’histoire.
Je fais encore des erreurs.
Je suis parfois trop cash.
Mes conseils ne sont pas toujours les bons.
Parfois trop exigeant.
Souvent imparfait.
Et c’est précisément parce que j’accepte ça que je progresse.
Je ne suis pas un gourou.
Je ne suis pas un psy académique.
Je suis un entrepreneur de l’amour.
Je teste.
J’observe.
J’apprends.
Je confronte mes idées au réel.
Je transforme mes erreurs en cadre.
Et s’il y a un message derrière tout ça, c’est celui-ci :
Il existe un parallèle immense entre réussite entrepreneuriale et réussite amoureuse.
Dans les deux cas, il faut :
Encaisser
Se remettre en question
Persévérer
Oser
Continuer quand le doute hurle
Mais surtout, il faut accepter l’échec.
En France, échouer est presque une honte.
On y voit une preuve d’incompétence.
Moi, je pense l’inverse.
Une personne qui n’échoue pas est une personne qui ne fait rien.
Sur le moment, l’échec est brutal.
Il te met à genoux.
Il te fait douter de tout.
Mais avec du recul ?
Je ne changerais pas un iota de mon parcours.
Parce que j’ai infiniment plus appris sur moi, sur les autres, sur l’amour, dans l’échec que dans la réussite.
La réussite rassure.
L’échec révèle.
Et c’est exactement la même chose en amour.
Les ruptures te structurent.
Les déceptions te clarifient.
Les erreurs te font grandir.
L’amour durable ne tombe pas du ciel.
Il ne récompense pas les plus chanceux.
Il récompense les plus lucides.
Il se construit.
Comme une entreprise.
Et oui, ça vaut le coup.
Parce qu’il existe une forme de bonheur très particulière :
celle d’être tombé, de s’être relevé,
et de regarder derrière soi en se disant :
“Je n’ai pas fui.”
J’ai 32 ans.
Ça fait 10 ans que je travaille dans ce domaine.
8 ans et demi de doutes.
1 an et demi d’alignement.
Et ce soir, je suis 2 heures sur RTL.
Aux côtés de Karine, Clotilde, Laure & David.
À parler d’amour en direct.
Devant des centaines de milliers d’oreilles.
Si tu m’avais dit ça le jour où je pleurais après la fermeture d’Abricot,
je ne t’aurais pas cru.
Mais voilà la vérité :
Tout est parti d’une décision simple, répétée encore et encore :
Continuer.
Continuer quand c’est inconfortable.
Continuer quand on doute.
Continuer quand on a envie de fuir.
Parce qu’au fond, ce n’est pas seulement mon histoire.
C’est peut-être aussi la tienne.
Peut-être que toi aussi, tu es à un moment charnière.
Un moment où ce serait plus simple d’abandonner.
De te refermer.
De te convaincre que “ce n’est pas pour toi”.
Mais si je peux te transmettre une seule chose après ces dix années, c’est celle-ci :
Ne fuis pas trop vite.
Ni l’amour.
Ni tes ambitions.
Ni ce que tu sais, au fond, être juste pour toi.
Parfois, tout commence simplement par une décision répétée :
Continuer.




Merci Antoine pour ce beau message encourageant, un beau témoignage.
Aujourd’hui ton projet abouti est la preuve que tu as transformé la douleur en énergie et les critiques en moteur.
Ta résilience est admirable et ton accomplissement mérite le respect.
BRAVO 🎉 et merci 🙏