Les hommes bien sont-ils devenus rares ?
Avant de commencer
On est désormais 37,521 dans cette newsletter. Que tu sois là depuis le début, ou que tu viennes de me découvrir, merci de me lire ❤️
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Je vais peut-être vous surprendre, mais oui.
Il y a une phrase que j’entends constamment.
En coaching.
Dans vos mails.
Dans les commentaires.
Chez mes amies célibataires aussi.
« Antoine, le problème, c’est qu’il n’y a plus d’hommes bien. »
Pendant longtemps, j’ai eu tendance à répondre :
« Mais si, évidemment qu’il y en a. »
Parce que je voulais rassurer.
Redonner de l’espoir.
Éviter cette vision très noire du marché amoureux où tous les hommes célibataires seraient soit immatures, soit infidèles, soit indisponibles émotionnellement, soit déjà mariés.
Mais avec dix ans de recul dans ce métier...j’ai légèrement changé d’avis.
Aujourd’hui, ma réponse serait plutôt :
Oui.
Les hommes que vous cherchez sont probablement rares.
Et je vais vous expliquer pourquoi ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.
Faisons un petit exercice.
Imaginons que vous ayez 52 ans.
Vous cherchez un homme.
Déjà, il faut qu’il soit célibataire.
Ça paraît évident.
Sauf qu’à 50 ans, près de 6 hommes sur 10 vivent déjà en couple.
Donc avant même de commencer...une immense partie du “marché” a disparu.
Ensuite, vous aimeriez probablement qu’il habite relativement près de chez vous.
Qu’il soit dans une tranche d’âge qui vous convienne.
Qu’il vous plaise un minimum physiquement.
Qu’il soit intéressant à vos yeux.
Qu’il ait un mode de vie compatible avec le vôtre.
Qu’il soit émotionnellement disponible.
Qu’il ait réellement envie d’une relation.
Pas uniquement de discuter.
Pas uniquement de coucher.
Pas uniquement de « voir où ça mène ».
De construire.
Ajoutez ensuite vos valeurs.
Votre rythme de vie.
Votre vision du couple.
Votre rapport à la famille.
Votre niveau culturel peut-être.
Vos projets.
Votre manière de communiquer.
Et enfin...
il reste un dernier petit détail.
Il faut que VOUS lui plaisiez aussi.
😅
Quand on met tout bout à bout, il faut reconnaître une évidence :
la personne que vous cherchez ne représente probablement pas 50 % des hommes célibataires.
Ni même 20 %.
Peut-être 10 %.
Peut-être 5 %.
Peut-être moins.
Je n’en sais rien.
Et personne ne peut sérieusement calculer ce chiffre.
Mais ce n’est pas le sujet.
Le sujet, c’est que vous cherchez quelque chose de rare.
Et c’est normal.
Le problème n’est pas la rareté
Et après tout, est-ce que l’amour serait aussi précieux, aussi désiré, aussi bouleversant… s’il était aussi facile à trouver qu’un Kinder Surprise ?
Je ne crois pas.
Une partie de sa valeur vient aussi de sa rareté.
On ne cherche pas quelqu’un qui « fait l’affaire ».
On cherche cette personne, parmi des milliers d’autres, avec laquelle quelque chose d’assez improbable va fonctionner.
Et c’est précisément parce que c’est improbable que c’est précieux.
C’est là que beaucoup de célibataires font, selon moi, une énorme erreur de raisonnement.
Ils constatent :
« Les hommes qui me correspondent sont rares. »
Puis ils en concluent :
« Je ne rencontrerai personne. »
Mais ces deux phrases n’ont absolument rien à voir.
Prenons un exemple idiot.
Imaginons que seulement 5 hommes sur 100 puissent réellement vous correspondre.
Vous pouvez regarder ce chiffre de deux façons.
Première façon :
« 95 hommes sur 100 ne me correspondent pas. C’est désespérant. »
Deuxième façon :
« Il y en a 5. Comment est-ce que je fais pour rencontrer les 5 ? »
Même réalité.
Deux postures radicalement différentes.
Et après dix ans à accompagner des célibataires, je peux vous dire quelque chose :
cette différence de posture change énormément de choses.
Parce que vous n’avez pas besoin de rencontrer des hommes bien.
Vous n’avez même pas besoin d’en rencontrer 50.
Vous n’avez pas besoin que le marché amoureux devienne miraculeusement merveilleux.
Vous avez besoin d’en rencontrer...
un.
Un seul.
C’est tout.
Mais il y a une conséquence
Et c’est peut-être la partie la moins agréable de cette newsletter.
Si ce que vous cherchez est rare...vous ne pouvez pas avoir une stratégie de rencontre passive.
Mathématiquement, ça ne fonctionne pas.
Si vous rencontrez deux nouveaux hommes célibataires dans l’année...
et que l’homme qui pourrait réellement vous correspondre représente une petite fraction d’entre eux...
vous pouvez attendre longtemps.
Très longtemps.
Et c’est exactement ce que je vois chez certaines femmes que j’accompagne.
Elles me disent :
« Je ne rencontre que des hommes qui ne me correspondent pas. »
Alors je leur demande :
« Combien de nouveaux hommes célibataires as-tu réellement rencontrés ces six derniers mois ? »
Silence.
« Deux. »
Parfois trois.
Parfois aucun.
Et c’est là que se trouve une partie du problème.
Vous ne pouvez pas chercher quelque chose de rare en créant rarement des occasions de le trouver.
C’est comme vouloir trouver une pépite d’or en retournant trois cailloux.
Puis conclure :
« Il n’y a plus d’or. »
Peut-être.
Ou peut-être qu’il faut retourner davantage de cailloux.
Et il y a même une bonne nouvelle cachée là-dedans.
Parce que si beaucoup de femmes sont convaincues qu’« il n’y a plus d’hommes bien », devinez ce qu’elles font ?
Pas grand-chose.
Elles n’y croient plus vraiment.
Elles sortent moins.
Elles provoquent moins de rencontres.
Elles abandonnent les applications sans rien mettre à la place.
Elles refusent des occasions.
Elles attendent.
Et, sans s’en rendre compte, elles laissent un boulevard à celles qui continuent d’avancer.
À celles qui créent des occasions.
Qui parlent aux gens.
Qui acceptent d’être présentées.
Qui essayent.
Qui se trompent parfois.
Mais qui restent dans le mouvement.
Dans un marché où beaucoup ont cessé de chercher, continuer à chercher intelligemment devient un avantage.
Et attention : je ne vous dis pas de faire 4 dates par semaine
Je connais la réponse de certaines d’entre vous.
« Antoine, je n’ai ni le temps ni l’envie de transformer ma vie en casting permanent. »
Et vous avez raison.
Ce serait épuisant.
Le but n’est absolument pas de multiplier frénétiquement les rendez-vous.
Le but est d’augmenter intelligemment votre surface de rencontre.
Ce n’est pas pareil.
Accepter ce dîner où vous ne connaissez presque personne.
Dire à trois amis que vous êtes réellement ouverte à une rencontre.
Tester une nouvelle activité.
Répondre à cet homme qui n’est peut-être pas exactement votre « style » mais qui vous intrigue.
Rester quinze minutes de plus à cette soirée au lieu de rentrer immédiatement.
Engager une conversation.
Faire le premier pas parfois.
Utiliser une application si vous en avez envie.
La quitter si elle vous détruit moralement.
Essayer autre chose.
Créer du mouvement.
Encore.
Et encore.
Pas dans l’urgence.
Dans la régularité.
Parce qu’en amour, comme dans beaucoup de domaines, les probabilités finissent par compter.
Mais il faut aussi apprendre à reconnaître les bons
Et ça, c’est l’autre grande difficulté.
Parce que parfois...vous les rencontrez.
Mais vous ne les voyez pas.
Pourquoi ?
Parce que l’homme disponible n’est pas toujours le plus impressionnant au premier rendez-vous.
Il n’a pas forcément la meilleure photo Tinder.
Il n’est pas nécessairement celui qui sait créer énormément d’intensité en 48 heures.
Il n’a peut-être pas exactement le métier que vous imaginiez.
La taille que vous imaginiez.
Le style que vous imaginiez.
Il peut être un peu stressé.
Maladroit.
Pas immédiatement spectaculaire.
Mais il rappelle.
Il propose.
Il s’intéresse.
Il écoute.
Il est cohérent.
Et surtout : il est là.
Or, je vois encore trop souvent des célibataires être extrêmement exigeantes sur les mauvaises choses...
et étonnamment tolérantes sur les bonnes.
1m78 au lieu de 1m82 ?
→ Éliminé.
Chemise un peu moche ?
→ Éliminé.
Pas assez drôle pendant les 37 premières minutes ?
→ Éliminé.
Mais un homme charismatique qui disparaît quatre jours et revient dimanche soir avec :
« Coucou toi 😘 »
Là...
on ouvre une commission d’enquête pour essayer de comprendre son style d’attachement.
😂
J’exagère.
À peine.
Être exigeante, oui.
Je veux être très clair là-dessus.
Je ne vous demande surtout pas de baisser vos standards.
Au contraire.
Je voudrais même que vous deveniez plus exigeante.
Mais sur ce qui compte vraiment.
Est-il libre ?
Disponible ?
Fiable ?
Respectueux ?
Curieux de vous ?
Capable de communiquer ?
Vos vies peuvent-elles fonctionner ensemble ?
Voulez-vous la même chose ?
Vous sentez-vous bien à ses côtés ?
Voilà de très bons standards.
Et ensuite, sur certaines choses secondaires...
laissez peut-être un tout petit peu de place à la découverte.
Parce que chercher quelqu’un de rare tout en appliquant cinquante critères éliminatoires dès les premières minutes...
c’est rendre une recherche déjà difficile presque impossible.
Alors, les hommes bien sont-ils devenus rares ?
Oui.
Enfin...
les hommes bien POUR VOUS le sont.
Et c’est très différent.
Parce qu’un homme formidable peut ne pas vous correspondre du tout.
Et inversement.
La personne avec laquelle vous pourriez construire les vingt prochaines années de votre vie représente nécessairement une toute petite partie de la population.
Quand on y pense...ça a toujours été le cas.
Mais voici ce que je refuse.
Je refuse qu’on transforme cette rareté en fatalité.
« Tous les hommes bien sont pris. »
« À mon âge c’est terminé. »
« Ceux qui restent ont forcément un problème. »
« Je préfère arrêter de chercher. »
Non.
Parce que rare ne veut pas dire introuvable.
Rare veut simplement dire qu’il faut chercher différemment.
Créer davantage d’occasions.
Être plus active.
Mieux savoir ce qu’on cherche.
Éliminer plus vite les vraies impasses.
Et laisser davantage de temps aux personnes qui méritent réellement d’être découvertes.
Au fond, votre objectif n’est pas d’avoir raison quand vous dites :
« Il n’y a plus d’hommes bien. »
Votre objectif est de rencontrer celui qui vous fera un jour dire :
« Heureusement que je n’ai pas arrêté de chercher. »
À bientôt et…
HAUT LES CŒURS !
Antoine Geraud



