Avant de commencer
On est désormais 37,701 dans cette newsletter. Que tu sois là depuis le début, ou que tu viennes de me découvrir, merci de me lire ❤️
🎉 Pour la rentrée, nous réouvrons quelques places pour nos accompagnements individuels et sur mesure.
C’est un peu la haute couture du love coaching : un accompagnement entièrement personnalisé, avec mon équipe et moi, pour comprendre précisément ce qui bloque dans ta vie amoureuse, mettre en place une vraie stratégie et t’accompagner jusqu’à une histoire concrète, saine et durable.
Si tu veux savoir si cet accompagnement peut te convenir, je t’offre 30 minutes d’échange avec moi, gratuitement et sans engagement.
On fait le point sur ta situation, je réponds à tes questions et je te dis très honnêtement si je pense que nous pouvons t’aider.
Je vais faire une énorme généralité aujourd’hui.
Donc évidemment : pas toutes les femmes. Pas tous les hommes.
Maintenant qu’on a dit ça, allons-y.
J’observe depuis des années un drôle de déséquilibre.
Les femmes ont tendance à sur-psychologiser.
Les hommes, eux, à sous-psychologiser.
Et franchement ?
Les deux peuvent devenir complètement cons.
Chez certaines femmes, tout devient un sujet d’analyse.
Pourquoi je suis attirée par lui ?
Pourquoi son message m’a autant affectée ?
Est-ce que mon attachement anxieux s’est activé ?
Est-ce que son évitement réveille ma peur de l’abandon ?
Est-ce que je reproduis un schéma familial ?
Est-ce que mon enfant intérieur cherche à réparer quelque chose ?
Est-ce que mon système nerveux se sent en sécurité avec lui ?
Et parfois, au milieu de tout ça, j’ai envie de demander :
Mais… est-ce que ce mec te plaît et est-ce qu’il te traite bien ?
Parce qu’il y a des situations qui ne nécessitent pas 14 séances de thérapie et un podcast de 2h17 sur les styles d’attachement.
Parfois, un homme ne répond pas parce qu’il n’est pas très intéressé.
Parfois, tu souffres dans une relation parce que la relation est mauvaise.
Parfois, tu n’as pas « une peur inconsciente de recevoir l’amour ».
Tu n’as simplement rencontré personne qui te donne vraiment envie depuis six mois.
Et parfois, tu n’as pas besoin de comprendre davantage.
Tu as besoin de bouger.
Attention.
Je ne suis évidemment pas en train de vous expliquer que la psychologie ne sert à rien.
Ce serait particulièrement gonflé de ma part.
Je travaille avec des psychologues super comme Laure. Je recommande régulièrement d’aller consulter. Et je pense qu’une bonne thérapie peut littéralement changer une vie.
Mais il y a une différence fondamentale entre :
utiliser la psychologie pour avancer
et
utiliser la psychologie pour éviter d’avancer.
Et cette frontière est parfois beaucoup plus fine qu’on ne le croit.
Comprendre peut devenir une drogue.
On découvre un schéma.
Puis un autre.
Puis une blessure.
Puis son origine.
Puis le mécanisme derrière la blessure.
Puis le mécanisme derrière le mécanisme.
C’est passionnant.
C’est intelligent.
C’est rassurant.
Et pendant ce temps-là…
rien ne bouge.
La compréhension, qui devait être un moyen de sortir de la prison, devient une prison beaucoup plus confortable.
Une prison dorée, avec des mots savants sur les murs.
Et puis, à l’autre bout du spectre, il y a les hommes.
Eux, parfois, c’est magnifique.
Ils pourraient avoir vécu trois ruptures identiques, avoir saboté chacune de leurs relations au même moment et choisir systématiquement des femmes indisponibles…
et te dire :
« Non mais je suis juste pas tombé sur la bonne. »
Fin de l’enquête.
😂
Là où certaines femmes peuvent passer trois semaines à analyser un SMS contenant « bonne nuit 😘 »…
certains hommes peuvent passer quinze ans à reproduire exactement le même schéma sans jamais se demander pourquoi.
Ça fait mal ?
On bosse.
On fait du sport.
On sort avec les copains.
On rencontre quelqu’un d’autre.
On met le truc dans une boîte mentale.
Et on pose un canapé dessus.
Ça peut fonctionner.
Un temps.
Mais ce qu’on refuse de regarder ne disparaît pas forcément.
On finit souvent par le rejouer.
Avec une autre personne.
Dans un autre appartement.
Avec une autre histoire.
Mais avec exactement la même mécanique.
C’est pour ça que je crois qu’on gagnerait tous à piquer quelque chose au camp d’en face.
Certaines femmes auraient besoin d’un peu moins de psychologie et d’un peu plus de bon sens.
Il ne s’engage pas ?
Arrête d’inventer à sa place les traumatismes qui expliqueraient pourquoi.
Observe ce qu’il fait.
Tu veux rencontrer quelqu’un ?
À un moment donné, ferme le livre, quitte le podcast et va rencontrer des gens.
Tu ne sauras jamais à 100 % si tu es prête.
Vas-y quand même.
Et certains hommes auraient besoin de faire exactement l’inverse.
Arrêter deux secondes de vouloir régler le problème.
Accepter de regarder ce qui fait mal.
Mettre des mots dessus.
Se demander :
« Pourquoi est-ce que je fais toujours ça ? »
Parler.
Demander de l’aide.
Comprendre que l’introspection n’est pas une faiblesse.
C’est parfois justement ce qui évite de passer sa vie à répéter les mêmes conneries.
Au fond, je crois que le bon endroit est quelque part entre les deux.
Comprendre suffisamment pour ne pas répéter aveuglément.
Agir suffisamment pour ne pas passer sa vie à se comprendre.
La psychologie doit rester un outil.
Un outil formidable.
Mais un outil.
Jamais une destination.
Parce qu’à la fin, le but n’est pas d’être capable d’expliquer parfaitement pourquoi tu as peur d’aimer.
Le but, c’est d’aimer.
Le but n’est pas de connaître par cœur ton style d’attachement.
Le but, c’est de construire un lien dans lequel tu te sens bien.
Le but n’est pas de devenir l’experte mondiale de tes blessures.
Le but, c’est qu’elles cessent de décider de ta vie à ta place.
Alors oui.
Comprends-toi.
Questionne-toi.
Fais-toi aider quand tu en as besoin.
Mais ensuite : retourne dans la vie.
Essaie.
Rencontre.
Aime.
Rate.
Recommence.
Parce qu’une vie ne se construit pas uniquement en regardant à l’intérieur de soi.
Elle se construit aussi en mettant un pied dehors.
Haut les cœurs,
Antoine Geraud



